Depuis l'aube, dans une petite maison de Gimaux, située à quelques kilomètres de Riom, le téléphone portable de ce sexagénaire n'arrête pas de sonner, l'autre bout du combiné, des proches, nombreux. " Les gens me demandent si ça va me raconte Jean Michel Laurent.Mais je ne vais pas me laisser aller ! Johnny est mort, mais Johnny de Gimaux est tourjours là !"

A 62 ans, Jean Michel Laurent fait partie de ces fans inconditionnels de Johnny Hallyday, pas qu'un peu : sa maison a des allures de musée à la gloire de l'icône des jeunes. ça commence dès le portail du chanteur en lave émaillée et un panneau lui souhaitant la bienvenue au "1 , avenue de Johnny Hallyday ". Ensuite ? Des centaines, voire des milliers, d'objets à l'effigie du taulier du rock français, la cuisine, dans le salon, les chambres, dans des couloirs. Partout, 100% Johnny. Des CDet DVD, les posters qui recouvrent les murs, les briquets sagement alignés. " J'ai commencé ma collection il y a 40 ans,  avec quelques tee-shirts et des bijoux, raconte-t-il. C'est dans les bals que je suis tombé sur Johnny, on me demandait de monter sur scène pour chanter Johnny, et j'y ai pris goût".

"Il est proche de son public, il est généreux".

Quarante ans plus tard, sa passion a toujours la même saveur.Et il enrichit chaque jour un peu plus sa collection. " Je viens de recevoir une cravate de Johnny et j'ai commandé des nouveaux CD et DVD. Même après sa mort, s'ils continuent à sortir des objets, j'essayer de les avoir ! ".Sa passion va même au-delà du cadre privé : régulièrement, il ouvre son musée au grand public. Il chante, aussi, du Johnny, évidemment, lors événement à Gimaux et surtout à Saint-Bonnet-près-Riom, où il entraîne des jeunes du club