Dominant la plaine de 400m environ, le plateau de Gergovie se détache remanquablement dans un paysage de la Limagne. Avec ses pentes abruptes, il apparaît difficile d'accès, donc à défendre.

untitledLe sommet plat occupe une surface de 70 hectares. Sur les bordures sud ouest, les défences naturelles ont été renforcées par un mur en pirres sèches enserrant un blocage de pierre, dominant un à pic taillé dans le basalte d'une hauteur de 3 m; au pied de cette paroi existe une terrasse artificielle limitée extérieurement par un autre mur.

La richesse archéologique du plateau de Gergovie a été mise en évidence dès le xvième siècle. Le site a été proposé dès cette époque comme le lieu de la bataille livrée par César. Etayent cete hypothèse, la toponymie (un lieu habité du nom de Gergovia est attesté depuis le xème siècle sur le flanc sud-est de la montagne) et l'archéologie.

Le plateau a en effet connu une occupation dense, apparemment étendu à la quasi-totalité de sa surface. Les vestiges en ont été révélés par des fouilles effectuées dans les années 1930  et 1940. Elles ont mis en évidence un habitat d'apparence déjà romanisée (constructions maçonnées) et deux temples entourés d'un péribole commun, qui témoignent de sa fonction religieuse. Les abondantes collections d'objets livrées par les fouilles des années 1930 et 1940, montrent en effet que le site est densément occupé pendant une période assez brève, de 70-60 avant j-c. jusqu'à l'approche du changement d'ère. Le rôle commercial est attesté par l'origine des monnais trouvées sur les site, ainsi que le nombre impressionnant de tessons de céramiques d'importation. Un quatier artisanal dégagé sur le rebord sud de la dépression centrale, mais aussi d'autres découvertes en différents points  du site montrent que Gergovie était un lieu de production; des artisans travaillaient le métal, fer, bronze, argent, mais aussi l'os et le bois de cervidé. L'abondance de certaines monnaies arvernes tardives suggère la présence d'un atelier monétaire sur le site, qui peut être considéré comme le centre politique régional à cette époque, avant que celui-ci soit transféré dans la ville nouvelle d'Augustoriemetum.

Notre source principale d'information est le récit de César lui-même, connu sous le nom de De Bello Gallico ("Des guerres gauloises"). Le général romain décrit brièvement les événements, nous livrant au passage quelques indications-trop brèves- sur la topographie des lieux et des ouvrages qu'il fit construire. Jules César utilise le terme d'oppidum pour désigner le plus singulier type d'agglomération qu'il a découvert en Gaule chevelure au milieu du le s.avant j.c.

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