06 mars 2011

"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", les portes entre l'usine et la ville......

        C'est le contact, la porte, l'entrée, le sas, le contrôle, le goulot d'étranglement, la frontière entre ceux qui en sont et ceux qui  n'en sont pas.

Ces entrées de Michelin ? Une véritable porte spatiotemporelle, comme dans les bandes dessinées de Druillet. Soit on franchit pour, soit, à la fin de la journée, pour rentrer chez soi: marée régulière avec flux et reflux, inexorables, au rythme du temps et de la production. Les hommes, mais aussi les marchandises, la matière première dans un sens, le produit fini, le pneu de l'autre.

"Les portails dégorgent à plein bord leur reflux de prolétaires. On dirait la sortie d'une gare quand deux ou trois trains bondés arrivent en même temps, un lendemain de fête. Mais ici les voyageurs sont sans bagages, sauf quelques-uns qui traînent la musette. Ils n'ont pas l'air satisfait des gens qui sont qui restés deux jours au vert. Eux, c'est du noir qu'ils reviennent".

Ces portes mythiques entre Clermont et la manufacture, ce sont les portes d'entrée et de sortie des ouvriers et des employés, des marchandises et des pneus, le contact fugace, la porte entre la voie publique et l'usine privée, entre le monde de la rue et le monde du travail.

img043img044img045

Posté par issoire63 à 19:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]