01 mars 2011

Inventeur de la vulcanisation ......

        Quand à l'inventeur de la vulcanisation du caontchouc en 1839, grâce à l'utilisation du soufre, ce fut l'Américain Charles Goodyear (1800-1860), mais il mouru. Goodyar, l'autre grand du pneumatique.

Le pneu Dunlop, qui était en fait une chambre à air enveloppée dans une toile de coton tissée collée et clouée sur une jante de bois, présentait un défaut de première importante: lorsque par malheur le pneu crevait, la réparation prenait plusieurs heures, sinon toute la journée, à laquelle il fallait ajouter une nuit de séchage pour la colle. C'est là que Michelin intervient dans l'aventure du pneu, non sans brio. L'histoire est connue;  " Tout a commencé par l'arrivée d'un cycliste anglais dans la cour de l'usine. Sa bicyclette était chargée dans un char à boeufs car son pneu était crevé". La scène se passe un après-midi de septembre 1889, et les pneus crevés sont des Dunlop.

Aussitôt, les employés de Michelin entreprirent de le dépanner. Trois heures d'efforts furent nécessaires et il fallut laisser sécher la réparation toute la nuit. Au matin, Edouard en personne testa la réparation, mais le pneu ne tint pas longtemps et creva à nouveau. De cette expérience, le patron de Michelin retira la conclusion que le pneumatique Dunlop ,n'était pas adapté à un usage courant et que le succès viendrait d'un pneu démontable en un quart d'heure, même par un vélocipédiste peu expérimenté. Ce que Michelin ne dit pas, c'est que la manufacture proposa elle aussi et jusqu'en 1891 des pneus collés à la jante. Dans le plus secret pourtant,Edouad, assisté d'un ingénieur, qui avait rejoint la firme en 1889,ainsi que son meilleur ouvrier, s'évertua à mettre au point le premier pneu démontable. Ce qu'ils parvinrent à réaliser au début de 1891, après plusieurs mois d'efforts. Ce premier pneu démontable était fixé à la jante par dix sept boulons. Mais le pari était tenu: la réparation demandait quinze minutes. Une révolution ! Edouard prit immédiatement deux décisions: déposer des brevets de fabrication et faire connaître l'invention au grand public.

Terront, héros et première star du vélo français, raconta les dernières centaines de métres de la course à partir de la porte Maillot: "Je commençai à emballer tant que je pus ! Alors ce fut du délire dans la foule qui se resserrait en courant derrière moi aussitôt que j'étais passé, et je franchis le poteau.On veut m'enlever de ma machine. Mais je descends tout seul".

Pour Michelin, comme pour Terront, la gloire est immédiate. Michelin publie une première publicité sur le pneu sur un prospectus intitulé " Pneumatique Michelin et Cie" qui se termine par cette phrase:" Le 14 juillet, Louis seize, apprenant de la bouche de la Fayette la prise de la Bastille, s'écriait: Mais alors, c'est une révolte ! - Non, Sire, répondit le marquis, c'est une révolution !" Nous avons la confiance que le vélocipédique dira de notre pneumatique: C'est un perfectionnement ?-Non, c'est, c'est une révolution. Selon la firme Michelin, un an après la victoire de Terront, plus de dix mille cyclites roulaient sur pneus Michelin. Les deux frères, Edouard et André, se voyaient confirmés dans ce qu'ils pressentaient: prendre part à une course et, si possible, la gagner était le meilleur moyen de se faire connaître et de prouver sa supériorité techologique sur les concurrents.

Posté par issoire63 à 11:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]