30 janvier 2009

Cherchell et Tipasa...

_Cherchell324Au sud de Tipasa et de Cherchell on entre dans la partie occidentale de la Mitidja,plaine qui présente un contraste complet avec le sahel montagneux.
Cherchell,l'antique Iol,maintenant gros chef-lieu de canton,fut une ville considérable et son port qui nous apparaît minuscule a été dans la réalité celui d'une grande place de commerce.Iol devint capitale par la volonté de BOCCUS,roi des Maures,au temps de César.Son successeur ayant pris parti pour Pompée dans la guerre civile se tua aprés la défaite.Son jeune fils fut élevé à Rome;il y appris le respect du vainqueur et de sa puissance.Lorsqu'on fut assuré de sa docilité,on en fit,sous le nom de Juba 2,un roi de la Mauritanie Césarienne qui s'étendit du Maroc à l'ouest constentinois.Pour plus de sûreté,on lui fit épouser la fille de la grande Cléopâtre,une captive qui avait été elle aussiélevée à Rome.Ces descendants d'ennemis furent de fidèles sujets.Juba voulut faire de Cézarée non une ville africaine,mais une cité gréco-romaine.Il la peupla de nombreuses statues que l'on peut voir au Musée et de monuments que l'on a mis en partie au jour,les thermes de l'est et de l'ouest,le théatre...

                                                                     

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Boufaric..

Boufarik325Pendant dix ans,les colons de Boufaric ont vécu sur un terrain empoisonné et la quinine était à demeure sur les comptoirs des marchands de gouttes.C'est l'histoire de tous les centres créés dans la Mitidja.A l'est,les marais laissés par le débordement des oueds,ont décimés les premiers habitants de l'Alma,de la Réghaïa,du Fondouck qui perd en quelques mois 115 de ses 150 colonsvenus de la Prusse rhénane.A l'ouest,les miasmes du lac Halloula ont empoisonné les habitants d'Ameur-el-Aïn,de Bourkika,d'El-Affroun,de Marengo.Ces villages ont dû être repeuplé.L'administration installait en effet les colons sur des points dont l'insalubrité était cependant connue-le Fondouck a été créé à proximité d'un camp dont la garnison avait été décimée par la fièvre- et ne commençait que deux ou trois ans plus tard les indispensables travaux de dessèchement."La première histoire de la colonisation,a écrit Fromentin,est dans les cimetières".
Cette histoire ,il est bon de la connaître lorsqu'on voit aujourd'hui (1850) ces villages avec leurs larges avenues à angle droit et leurs jardins publics,les routes bordées de grands saules et de cyprés,les gigantesques platanes des boulevards de Boufarik;quand on aperçoit la variété des cultures florissantes se dérouler à perte de vue,les prairies avec leurs bêtes au vert,les champs de tabac,les bosquets d'arbres fruitiers,les bois d'orangers et la vigne,toujours la vigne.
A voir l'ampleur des vignobles de la Mitidja on a peine à croire que cette culture qui paraît faites pour l'Algérie ne remonte pas plus haut,en fait,que 1878.Jusque là on pensait que les cultures à grand rendement,fondement de l'économie d'un pays agricole,pourraient être les épices,le blé,le coton,le tabac.A l'origine de l'expansion du vignoble Algérien,on trouve un accident,la destruction des vignes en France par le phylloxéra..
En 1900,les vignobles en Algérie avaient pris de l'importance et on pouvait écrire que la viticulture européenne aurait beaucoup à apprendre en Algérie.

Boufarik___2326

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Les gorges de Palestro...

Les_gorges_de_Palestro327L'Alma,le Fondouck,,l'Arba,Rovigo sont à l'entrée du pays Kabyle que deux routes partant de Maison-Carrée abordent,celle du Nord par de gros bourg de Ménerville,sur le col des Beni-Aïcha,passage naturel entre la Mitidja et la Kabylie;celle du sud par le Fondouck et le Palestro.Entre ces deux centres s'élève le Bou Zegza d'ou la vue est belle.
Palestro,au fond d'un cirque dominé par les rochers rouges du Tegrimoun,fut d'abord peuplé par les terrassiers Tyroliens,Italiens,Espagnols,Français qui travaillaient à la route d'Isser.En 1871,les habitants attaqués par les Arabes et les Kabiles se défendirent dans l'église,le presbytère et la amison forestière.A bout de vivres et de munitions,les cent huit survivants se rendirent.Le village dut être reconstruit.Au nord, entre Palestro et Ménerville,d'étroites gorges,au fond desquelles coule un torrent,sont resserrées entre deux murailles  de rochers avec deux petites cascades,quelques arbres,un bouquet de verdure.
Au delà de Palestro nous sommes en plein pays Kabyle.L'architecture caractéristique de ces montagnes et le genre de vie particulier de ses habitants en font une région trés distincte de celle d'Alger et du Constantinois.

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Une KOUBA..

Ch_tif328Les oliviers séculaires du Bois sacré entourent le marabout de SIDI YACOUB Chétif.Il arriva dans la région ,venant de Marrakech,au début du 16ème siècle.Comme l'heure de la prière approchait,il fit dresser sa tente sur une verte prairie.L'agrément de ce calme paysage lui plut et il décida qu'il finirait ses jours en ce lieu.Mais lorsque aprés des années il revint de ses longs voyages,la prairie avait fait place à un bois d'oliviers.Comme ses domestiques s'étonnaient:"Ne voyez-vous pas,leur dit-il,que ces oliviers sont les piquets de nos tentes qu'ALLAH a transformés en arbres afin que leur feuillage protège les fidèles contre le soleil?".On s'aperçut que les arbres marquaient en effet l'emplacement exact des piquets.
Pendant la nui,les serviteurs virent la tente de leur maître resplendissante de clarté .De la porte,un chemin de lumière s'étendait jusqu'à l'oued.Sidi Yacoub le suivait lentement.Il descendit en glissant les falaises escarpées,entra dans la rivière et parvenu au milieu,fit ses ablutions.Alors se forma un point lumineux qui grandit jusqu'à ce que l'on reconnût,irradié de rayons,Sidi Ahmed el Kébir.Les deux hommes se baisèrent silencieusement l'épaule.Un corbeau passa  en jetant son cri de mauvais augure.Tout s'éteignit.
   Au matin on trouva Sidi Yakoub prosterné dans sa tente,le front sur le sol,les mains tendues de chaque côté de la tête.Dieu avait rappelé son serviteur.Il fut enseveli à la place qu'il avait choisie et sur les pierres qui recouvraient  son corps on vit le lendemain  s'élever une KOUBA que les génies avaient construite pendant la nuit.....

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La fontaine de Blida..

La_fontaine_de_Blida329

BLIDA,"l'une des plus agréables ville du royame",écrivait Venture de Paradis en 1789.La "petite rose" a été chantée par les poètes et ses délices comparées à celle de Bagdad.Elle devint rapidement une ville de plaisirs pour Algérois riches ou l'on respirait une atmosphère de caresse et de langueur,aussi les puritains ne manquèrent point de la surnommer la "prostituée".Elle fut aussi une sorte de résidence surveillée pour fonctionnaires en disgrâce.Blida comptait 14000habitants au début du 19ème siècle et devait être alors une ville heureuse car elle n'avait laissé aucune trâce dans l'histoire.Elle fut ensuite éprouvée par quatre épidémies de peste et surtout de tremblements de terre de 1825.La moitié de la population resta ensevelie sous les maisons en ruines;les monuments s'écroulèrent,dont la mosquée de Keireddin.En 1830,Blida était,au dire d'un témoin,un ensemble de misérables décombres.

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Le col de Chréa..

col_de_Chr_a334Chréa qui offre maintenant les agréments d'un séjour à quinze cent mètres d'altitude,n'était guèrefréquentée autrefois que par des Maltais,pourvoyeurs de neige,charbonniers et chasseurs.La création d'un parc national a peuplé la montagne de cèdres et de chênes verts,de bouquets d'ifs et de houx.Au printemps,le sous-bois est formé d'un parterre de pensées,de tulipes sauvages,d'aubépines.D'abord station estivalespour colonies de vacances,Chréa est devenue aussi une station de sport d' hiver.La vue qui s'étend sur tout le pays est trés belle comme celle que l'on a des 1629 mètres du Mont Abd el Kader protégé par l'humble marabout de ce grand saint,des 1497 mètres de Ferroukia à l'est,des 1604 mètres du Mouzaïaà l'ouest.Dans la sérénité du silence et de l'immobilité de l'air se déroule le panorama le plus vaste et le plus varié.Au nord,la Mitidja,le Sahel,leurs cultures,leurs villages,le fil d'argentde leurs routes,avec à l'arrière plan Alger et la mer qui ferme l'horizon;à gauche le Zaccar et la pyramide confuse de l'Ouarsenis;à droite les Monts de Kabylie.Derrière soi,aprés quinze lieues de montagnes enchevêtrées les unes dans les autres,l'horizon s'ouvre vers l'immensité du sud.
Ce Sud que j'aime beaucoup,mais ce sera pour plus tard.....

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Les singes..

Singe_de_la_Chiffa331A moitié du trajet,il y a plus d'un siècle(1830 environ),un cantinier et sa femme s'étaient installés sous de gros oliviers dans une cabane faite de branchages ou les voyageurs de passage trouvaient des rafraichissements,des renseignements et des conseils,car l'homme connaissait bien le pays.Il ne craignait ni les maraudeurs,ni les hyènes,ni les singes qui le jour gambadaient dans les arbres et se baignaient dans l'eau.Ces animaux étaient la seule distraction de ce lieu haustère et la cuisine du cantinier aidant,ils ne tardèrent pas à s'apprivoiser.Il n'en fallu pas plus pour que la cabane fût remplacée par une auberge dont un peintre amateur,couvrit les murs d'une sarabande de singes et de chiens.Napoléon 3 déjeuna dans cet établissement dont il put voir l'enseigne:"grand hautel du Ruisseau des Singes".L'endroit est devenu un lieu de pélerinage pour les touristes.
Quand j'y suis passée pour la 1ère fois en 1963,l'hôtel n'éxistait plus,il ne restait que les singes qui nous lançaient des cailloux,mais les gorges restaient un endroit magnifique à voir.

.Chiffa_desjardins_fresque

Chiffa_desjardins_singes

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LA CHIFFA..

Gorges_de_la_Chiffa330L'excurtion aux gorges de la Chiffa est classique et les sites de Sidi-Madani,du camp des chênes et surtout du Ruisseau des Singes sont bien connus des touristes.Ces gorges sont considérées comme l'une des curiosités de l'Algérie.Dans cette coupure d'une quinzaine de' kms,la route a été conquise tantôtsur le rocher qui la surplombe,tantôt sur le lit du torrent.Quand le passage se rétrécit,une mince bande de ciel bleu apparaît tout là-haut,entre les parois à pic et des cascades tombent d'une hauteur de cent mètres.Quand le ravin devient plus large,les lichens et les herbes garnissent les anfractuosités de la roche ou bien,si la terre végétale n'a pas disparu,ce sont des buissons et des arbustes qui semblent monter à l'escalade.

                                                                              


                                                                   



                                  

La_Chiffa_Chalet_H_C3_B4tel_Ruisseau_des_Singes La_Chiffa_Entr_C3_A9e_H_C3_B4tel_du_Ruisseau_des_singes La_Chiffa_H_C3_B4tel_du_Ruisseau

Chiffa_bus

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25 janvier 2009

LA TOUR EIFFEL...

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Les fontaines de la PLACE DE LA CONCORDE...

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